Participation au prix Charles Perrault

La vie d’un(e) professionnel(le) du livre amène parfois à la rédaction d’articles et à la participation à des prix. Si ça a été le cas avec le prix de l’ABD-BVD lors de ma troisième année d’études (voir cet article), j’ai eu l’occasion de retenter l’expérience l’année suivante. En effet, mes professeurs Christine Mongenot et Sylviane Ahr m’ont proposé de déposer un article au prix critique Charles Perrault. L’association recouvrant le domaine de la littérature de jeunesse, l’article scientifique devait traiter de ce sujet.

Si le prix a été décerné à Fabienne Bellier-Toulouzou pour son article intitulé « Jane Austen, bonne fée de la romance adolescente », je vous propose de lire ma participation portant sur le conte « Le loup et les 7 cabris » des frères Grimm. Il traite de mon souvenir d’enfance du conte et le compare à mon regard actuel de professionnelle du livre jeunesse pour en arriver à une critique des éditions contemporaines.

Notons qu’une mention spéciale a été cette année attribuée à Anne-Marie Petit-Jean grâce à « La littérature numérique pour jeune public : de quelques tendances de l’offre éditoriale ».

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Variations éditoriales et mémoire du texte : Le loup et les 7 chevreaux, retour sur une expérience de lecture

Prêtons-nous un instant au jeu du souvenir d’enfance. Les règles sont simples : fermer les yeux, entendre une voix, en l’occurrence la voix de ma mère qui me raconte une histoire. Je me souviens de la ligne claire des dessins. Je me souviens de chacun des chevreaux et de leurs cachettes amusantes. D’une en particulier : l’horloge. Une question s’immisce, question d’adulte celle-là : pourquoi cette image de la pendule est-elle restée si intensément dans ma mémoire ? Est-ce affaire de meubles familiers et plaisamment reconnus – ma grand-mère en avait une identique – ou est-ce autre chose ? Et puis, j’ai des hésitations concernant la mise en garde : « Si vous faites bien attention, vous reconnaîtrez facilement sa grosse voix et ses pattes noires » : est-ce bien ce que la chèvre disait à ses biquets ou bien seulement « ne parlez pas aux inconnus », mise en garde souvent prodiguée par les parents.

La réponse à ces questions n’est plus à chercher dans la voix lointaine de ma mère mais dans les livres qui sont, eux, à portée de main. Il ne reste qu’à scruter le texte de Grimm dans la version de mon enfance et dans d’autres, contemporaines, qu’à chercher des balises et des signes qui expliquent, justifient mes interprétations et souvenirs prégnants.

Plan de l’article

– origine du conte

– le texte des Grimm

– texte et illustrations dans les versions de mon enfance

– les 7 petits chevreaux dans les versions contemporaines

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Pour en savoir plus sur l’Institut International Charles Perrault

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